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Téléthon 17

JDF 2015 : quand les jeunes prennent la parole

22 Juin 2015 , Rédigé par Telethon17 Publié dans #JDF2015

quand les jeunes prennent la parol
quand les jeunes prennent la parol

C’était une première très réussie ! Samedi matin, les psychologues Marcela Garguilo (IDM) et Christian Réveillère (AFM-Téléthon) animaient un groupe de parole «parler entre nous», dédié aux 12-25 ans.

Objectif : partager avec les jeunes concernés et les frères et soeurs, leur ressenti sur la maladie, leurs relations entre fratries, la perception de chacun... L’occasion pour eux de prendre librement la parole sans la présence de leurs parents ! Après avoir séparé les jeunes concernés par la maladie et les frères/soeurs en deux groupes, tout le monde s’est regroupé pour échanger. «Ils ont d’abord exprimé l’amour et la tendresse qui existent dans la fratrie, explique Marcela. Les frères et soeurs expriment leur complicité et l’affection qui les unie, et aussi la préoccupation pour l’état de santé et le devenir du frère/soeur malade. Il est parfois difficile pour certains frères et soeurs non malades de dire et partager ce qu’ils vivent. Ils souhaitent protéger les autres de leurs propres soucis, ne voulant pas en rajouter aux tracas familiaux dûs à la maladie... Du fait de la maladie, ils “doivent” souvent les remplacer dans de nombreuses tâches quotidiennes.» Bien que difficile à exprimer, les deux groupes sont d’accord pour reconnaître que les jeunes concernés par la maladie sont souvent sur protégés et épargnés de beaucoup de responsabilités. Tout le monde a été aussi d’accord pour dire que cela n’est pas volontaire, mais dû à un effet sournois de la maladie. Par ailleurs, le sentiment de responsabilité est très présent chez les frères et sœurs et c’est parfois lourd pour eux, ils peuvent culpabiliser de vivre leur vie, sortir, voir leurs amis…. Là aussi effet sournois de la maladie, mais pas volonté délibérée. Une idée a émergé dans le groupe : lorsque que l’on ne peut pas parler avec ses parents, une lettre peut être un bon moyen pour dire ce que l’on ressent. «Les deux groupes s’accordent à dire que les meilleurs moments de la vie sont ceux pendant lesquels, avec les parents, on arrive à oublier la maladie ! Moments de fous rires, d’insouciance, où on se laisse aller à vivre l’instant présent sans être préoccupés, angoissés par la maladie.»

Source AFM-TELETHON

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